La Crucifixion de Matthias Grünewald

Style excessif et écriture

Au début de son roman Là-Bas, J.K .Huysmans décrit le tableau La Crucifixion de Matthaeus Grünewald, il procède alors à ce que l'on appelle une ekphrasis, la description méticuleuse d'une œuvre d'art, description qui essaie de la mettre comme "sous les yeux du lecteur". Le personnage explique alors sa préférence pour les primitifs allemands que Huysmans a contribué à remettre à l'honneur par rapport aux peintres de la Renaissance italienne qui représentent un "bellâtre bien portant, le joli garçon aux mèches rousses, à la barbe divisée, aux traits chevalins et fades". A propos de cette crucifixion, Huysmans a cette formule saisissante : « C’était excessif et c’était terrible. »

 

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