De chaque pore de son corps des fleuves coulent.
Elle s’approche de la source, elle se tait.
Ses narines s’abreuvent à cette vibration.
Ne pas identifier, ne comparer à rien
pas de musc, pas d’encens, il est le seul indice.
Enquête dilatée de son nez affamé
comme un enfant bercé, yeux fermés, elle écoute
sans bruit et sans bouger
sa peau lui chante sa caresse épicée.
Vaisseaux, pirogues
elles sont là, de nouveau, ses nuées !
Un peu, beaucoup de lui remonte à son cerveau.
Une sensation irisée la visite. Rayonne.
Elle recueille avec soin cet embrasement invasif et poivré
saturation des molécules de son être
il diffuse, elle infuse, s’envole et se concentre
zestes d’âcre et de sel
l’embarquent pour leurs terres acides
explosion de fleurs à peine desséchées
couleurs d’automne que la tiédeur de l’air
aurait timbrées d’un peu de vétiver
toute une flore à grain de peau
délicate et boisée
et puis là, sous l’aisselle
un souffle
le vent soufré des lieux secrets.
Elle s’approche de la source, elle se tait.
Ses narines s’abreuvent à cette vibration.
Ne pas identifier, ne comparer à rien
pas de musc, pas d’encens, il est le seul indice.
Enquête dilatée de son nez affamé
comme un enfant bercé, yeux fermés, elle écoute
sans bruit et sans bouger
sa peau lui chante sa caresse épicée.
Vaisseaux, pirogues
elles sont là, de nouveau, ses nuées !
Un peu, beaucoup de lui remonte à son cerveau.
Une sensation irisée la visite. Rayonne.
Elle recueille avec soin cet embrasement invasif et poivré
saturation des molécules de son être
il diffuse, elle infuse, s’envole et se concentre
zestes d’âcre et de sel
l’embarquent pour leurs terres acides
explosion de fleurs à peine desséchées
couleurs d’automne que la tiédeur de l’air
aurait timbrées d’un peu de vétiver
toute une flore à grain de peau
délicate et boisée
et puis là, sous l’aisselle
un souffle
le vent soufré des lieux secrets.
Tropique volatil délicieusement lancé à sa poursuite.
Danger.
Tant pis, elle y est, elle vogue.
Flux d’images. Peau hérissée.
Sur la piste du tendre, elle est nourrie, comblée.
Flot d’impressions canalisé dans le plaisir du souvenir
elle s’offre à cette offrande.
Des boucles se reforment comme autant d’infinis
résurgences multipliées par une onde de cuir et de genévrier
qui replie le temps dans sa nappe
et le temps se recourbe
s’agenouille devant l’effluve du bonheur.
Une destination s’annonce en forme de
Danger.
Tant pis, elle y est, elle vogue.
Flux d’images. Peau hérissée.
Sur la piste du tendre, elle est nourrie, comblée.
Flot d’impressions canalisé dans le plaisir du souvenir
elle s’offre à cette offrande.
Des boucles se reforment comme autant d’infinis
résurgences multipliées par une onde de cuir et de genévrier
qui replie le temps dans sa nappe
et le temps se recourbe
s’agenouille devant l’effluve du bonheur.
Une destination s’annonce en forme de
déjà vécu.
Instant plein.
Sa nuque se referme, la vie l’a recouverte.
Leur vie.
Instant plein.
Sa nuque se referme, la vie l’a recouverte.
Leur vie.
Elle cherche, relie, convoque
les voiles de l’émotion gonflées, poussées à bloc
elle se laisse porter.
Tout est tracé dans l’air qui les relie
surgissement
les voiles de l’émotion gonflées, poussées à bloc
elle se laisse porter.
Tout est tracé dans l’air qui les relie
surgissement
souvenirs du plaisir
en bourrasques.
Elle entend sourdement une force qui monte
écoute l’invincible pris dans ses tourbillons
délivrance de la note finale
feu de lui
Saint-Jean du souvenir. Désir.
Estuaires des corps
eaux brassées, limites balayées
le fleuve embrasse la marée
il n’y a plus de passager.
en bourrasques.
Elle entend sourdement une force qui monte
écoute l’invincible pris dans ses tourbillons
délivrance de la note finale
feu de lui
Saint-Jean du souvenir. Désir.
Estuaires des corps
eaux brassées, limites balayées
le fleuve embrasse la marée
il n’y a plus de passager.
Extrait de Des Nues et...
Romans de mots et de saisons.

