Lune d'étain

Lune d'étain
Sous l’auspice des crêtes
figure détaillée de la masse du monde
comme si la montagne figurait l’univers
colosse indifférent 
toutes nos turpitudes et nos petites joies
semblent être absorbées dans la masse endormie
la lune
illumine d’étain sa douce part de nuit
de ciel
une éclaircie
une ile dans la mer assombrie du silence 
Non, rien ne me soucie que la douce clarté
de tout ce qui ne dort et ne veut s’assoupir 
Lune 
les extases à deux peuvent-elles entrouvrir  
la porte des montagnes ?
Le flambeau du désir n’est-il qu’une brûlure ?
Une ile, lui aussi 
qui éclaire le cœur en attendant son aube 
qui le noiera bientôt dans son trop de lumière 
étouffant les étreintes sous la trique du jour 
ce tueur de mystère.
Lune 
toi qui brille si haut 
est-ce cela, mourir ?
 
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