Nouvelles sur le thème du faux, de l'imposture
— Le Double de Fiodor Dostoïevski (1846) dédoublement psychique
— William Wilson, d’Edgar Allan Poe (1839) thème du double
— Le Voleur de cadavres de Robert Louis Stevenson (1884) et Dr Jekyll et Mr Hyde (1886)
— Nombreuses nouvelles de Borgès, L’Aleph et surtout Histoire de l’infamie.
— Nouvelles de Silvana Ocampo, L’Imposteur notamment.
— Nelson d’Echenoz dans le recueil Caprice de la reine.
— Les Vies imaginaires de Marcel Schwob : biographies où l’auteur affirme ne pas se préoccuper du vrai
— Plusieurs nouvelles de Akutagawa Ryūnosuke dans « Rashōmon et autres contes »
— Les Belles Endormies, roman court de Yasunari Kawabata sur la manipulation.
— Georges Perec : Le Voyage d’hiver sur la falsification littéraire.
Romans sur le thème du faux
- Les Onze de Pierre Michon : tableau inventé avec des personnages historiques
- Les Bienveillantes – Jonathan Littell (2006) faux mémoire d’un officier SS. Le narrateur est un imposteur narratif. Usage de faux historique massif.
- L’Imposture de Georges Bernanos (1927) un prêtre qui a perdu la fois et continue son sacerdoce, faux spirituel ; exploration de la mauvaise foi religieuse, imposture morale/existentielle qui lie faux et péché.
- L’Imposteur de Javier Cercas : imposture historique réelle, auto-illusion, question du mensonge et de la popularité.
- L’Adversaire, Emmanuel Carrère, non-fiction, crime et fausse identité d’après un fait divers.
- Opération Shylock, une confession de Philip Roth
- Les Pléiades d’Arthur de Gobineau, Les Nouvelles asiatiques : imposture et usurpation dans des contextes exotiques/historiques. Angle : faux nobles, fausses identités pour ascension sociale.
- L’Œuvre posthume de Thomas Pilaster d' Éric Chevillard (2019) joue sur la fausse découverte d’un manuscrit posthume. Métalittérature sur l’imposture éditoriale.
- Le Musée de l’innocence de Orhan Pamuk (2008) le narrateur collectionne des objets pour prouver une histoire d’amour ; le musée existe vraiment à Istanbul.
- Un Cabinet d’amateur, roman de Georges Perec (1979): fascination de l’art et du le faux, la question de la copie et de la mise en abîme en peinture.
- HHhH de Laurent Binet (2010) roman historique sur l’assassinat de Heydrich. Binet joue sur la frontière entre fait et fiction, se met en scène comme « imposteur » de l’histoire.
- Le Faussaire – W. Koeppen (1983) Un Allemand se fait passer pour un survivant des camps pour obtenir des réparations. Réflexion sur la culpabilité collective et le mensonge post-Shoah.
Philosophie
- Le Mythe de Sisyphe ou L’Homme révolté d’Albert Camus (essais avec exemples littéraires) – pour la réflexion philosophique sur le mensonge à soi.

