Dans le frais de la nuit
le noir chante et bourdonne
il chante l’abandon qu’il faut apprivoiser
faire de la solitude une ile enchantée
enchantement de plomb qu’il faut porter bien haut
solitude et mort
seules choses certaines
si belles certitudes qu'on apprend à aimer
sentir descendre en soi la coulée d’amertume
et savoir lui sourire pour l’adoucir un peu
spectateur curieux de sa propre souffrance
la humer et l’aimer comme, finalement
l’on s’aime bien un peu malgré l’insuffisance
et puis nourrir ses vides de ce filet d’acide
en suivre la coulée comme d’autres voyagent
lucide sans violence
écorchée de silence
le plomb fondu de la désillusion
forme un socle d’espoir à la chanson du soir
le noir chante et bourdonne
il chante l’abandon qu’il faut apprivoiser
faire de la solitude une ile enchantée
enchantement de plomb qu’il faut porter bien haut
solitude et mort
seules choses certaines
si belles certitudes qu'on apprend à aimer
sentir descendre en soi la coulée d’amertume
et savoir lui sourire pour l’adoucir un peu
spectateur curieux de sa propre souffrance
la humer et l’aimer comme, finalement
l’on s’aime bien un peu malgré l’insuffisance
et puis nourrir ses vides de ce filet d’acide
en suivre la coulée comme d’autres voyagent
lucide sans violence
écorchée de silence
le plomb fondu de la désillusion
forme un socle d’espoir à la chanson du soir
nous berce, nous transperce
répète, bel exécutoire
ce que l'on sait déjà
l'amour, l'amour ...
l'amour, l'amour ...
n'est que ce que l'on y a mis.
Sylvie R. B.

